Aviateurs alliés passés par Comète via les Pyrénées


N° 010
Section A
IndividuNom/Matricule : Albert D. DAY / 102634
Adresse : Caldwell Avenue, Cleveland, Ohio, USA
Naissance/Décès : 1919 / 2007
Unité : RAF 77 Squadron
Grade : Sgt RCAF
Fonction :
Zone d'atterrissage : près de Meulebeke ou Lochristi (Flandre Occidentale)
Al Day sur ses faux papiers Comète en 1941Albert Day
AvionType : Armstrong Whitworth Whitley Mk V
N° série : Z6826
Immatriculation/Nom : KN-?
Abattu le : Abattu par la Flak le 5-6 août 1941 lors d’une mission de nuit sur Francfort.
Localisation : près de Meulebeke (Flandre Occidentale)
Vickers Wellington
Action de ComèteRéception :
Interrogatoire :
Hébergeurs : MONDO, VAN LIERDE, LACROIX, DUFOUR, DEPOURQUE, EVRARD, BECQUET, VANDERWEERDEN
Guides nationaux : DUMON
Guide international : DELCROIX, DE JONGH
Durée : vingt semaines
Passage des Pyrénées : le 25 décembre 1941, cinquième passage.
Informations complémentaires : SPG 693.
Il saute à 5.000 pieds et ne sait plus rien du sort du reste de l'équipage. Le P/Off Douglas G. Baber et le Sgt William F. Thuell sont tous les deux arrêtés le 22 Aou avec la famille RIGAUX, sur dénonciation d'un GROSSE du 436 avenue Louise à Bruxelles.
Il enterre ses effets et se dirige vers Gand. Le 08 août, il traverse Gand de nuit jusque Deinze, encore en uniforme. La nuit suivante, il se rend à Tielt. N'ayant pas encore mangé, il demande à un fermier qui lui donne nourriture, vêtements civils et le transporte à vélo un peu plus loin, à Pittem. De là, il marche jusque Lichtervelde et Torhout. Il lit sur la vitre d'un café "English spoken". On lui conseille d 'aller en Hollande, mais il poursuit jusque Ostende. Il traverse le canal Plassendale-Nieuwpoort à Leffinge et voit trop tard que les Allemands contrôlent les papiers. Il passe sans rien devoir montrer. Le 15 août, il est à Ostende mais se rend compte que prendre un bateau est impossible. Un gendarme lui conseille de retourner à l'intérieur des terres. A Gistel, le 17 août, on le conduit à une ferme où il reste deux semaines. Un homme vient d'Ostende l'y prendre en photo.
Le 11 septembre, on le guide à vélo jusque Bruges. De là, ils se rendent en train à Bruxelles. Le photographe d'Ostende (le SPG nomme un Léon BOGEHAARDT. BOOGAERT ?) les y attend et lui remet de faux papiers. Il reste du 10 au 14 septembre chez un couple dont le mari est arrêté (Mme Hélène DUFOUR, au 12 Place Constantin Meunier). Il s'avère que cette Mme DUFOUR appartenait au tout premier réseau d'évasion belge "MARTINY-DAUMERIE" (du nom de leurs deux fondateurs, dont Constant Martiny, né en 1888, qui fut le premier et le plus âgé des agents ARA parachutés en Belgique occupée, le 12/13 octobre 1940 à Laroche-en-Ardenne).
Il est alors guidé dans une autre maison où il rencontre Newton (fiche A009), Birk (fiche A007), le Sgt Copley (fiche C003) et le Flight Lieutenant Langlois (fiche C004). Ces deux derniers seront capturés plus tard. La Sûreté dit qu'il est hébergé chez Walter MONDO, Guillaume VAN LIERDE et Joséphine LACROIX au 146 Rue Philippe Baucq à Etterbeek, venant de chez Albert DEVISSCHER et remis à un inconnu.
Ses autres hébergeurs connus furent Antonine BECQUET et Jeanne DEPOURQUE au 51 Rue Dupont à Schaerbeek vers le 01 novembre pour deux mois et les EVRARD à Waterloo. Octave DELCROIX relate qu'il exigeait d'entendre à la radio le message "Balthazar peut avoir confiance" et qu'il s'enfuit donc. Il le retrouve et le place chez Jeanne DUPOURQUE
Une broncho-pneumonie l'empêche d'accompagner Newton à son départ et il est soigné par le Dr Raymond KRAEKELS (grâce à des échantillons allemands, chez Jeanne DEPOURQUE. Il reste chez elle pour un mois et est accompagné à une gare le 21 décembre. Un rapport de PORTEMINE dit qu'il fut remis à Octave DELCROIX en étant passé par VANDERWEERDEN de Jette.
Il y rencontre Warburton (fiche A013), Hutton (fiche A012) et Cox (fiche A011). Il ne signale pas la présence de Jean-Noël Van Daele, aviateur belge (fiche B004). DELCROIX affirme que Frédéric De Jongh avait fait coudre dans ses vêtements et son sac du courrier de Eugène Sterckmans et d'Henri Michelli.
Après la libération, il reviendra voir Jeanne DEPOURQUE, mais qui n'est pas encore rentrée d'Allemagne.

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