Aviateurs alliés passés par Comète via les Pyrénées
| N° 060 Section A |
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| Individu | Nom/Matricule : William "Bill" S. O. RANDLE
Adresse : Barn Close, Lympstone, Devon, Angleterre Naissance/Décès :1921 / ? Unité : RAF Bomber Command - 150 Squadron Grade : Sgt Fonction : Pilote Zone d'atterrissage : Loksbergen, sud-est de Diest (Brabant) | ![]() |
| Avion | Type : Vickers Wellington Mk III N° série : BJ877 Immatriculation/Nom : JN-Z "Zebra" Abattu : la nuit du 16 au 17 septembre 1942 par la Flak lors d’une mission sur Essen Localisation : avion abandonné par l’équipage au-dessus de Diest | ![]() |
| Action de Comète | Réception : Interrogatoire : Hébergeurs : Carmes et DAVREUX, MARECHAL, DE JONGH Guides nationaux : MARECHAL Guide international : de BLOMMAERT et G. d'OULTREMONT Durée : 2 semaines Passage des Pyrénées : le 05 octobre 1942 |
| Informations complémentaires : | Rapport d’évasion 936 (complet) Pour le restant de l'équipage, voir aussi Frost (fiche A065), Mounts (fiche A061) et Brazill (fiche A079). Parti de Snaith (Doncaster) le 16 septembre à 20 heures 28, l'avion est en perdition au retour d'Essen. Randle atterrit au milieu d'un verger à Loksbergen à minuit et 30 minutes le 17. Il ne peut décrocher le parachute et l'abandonne sur un arbre. Il ne voit personne dans le village. Il se cache dans un grange jusqu'à l'aube. Il arrête un fermier et s'identifie, celui-ci le cache dans une cabane, le nourrit et lui donne un pantalon, une veste, des chaussures et une casquette. Il emporte son uniforme et lui dit que des villageois ont détruit le parachute. Le fermier le guide à Halen, où Randle s'achète un ticket de train pour Mons. Il prend le train de 09 heures pour Tirlemont. Il doit attendre six heures pour le train de Mons et va se promener en ville. Il prend le train à 15 heures 46 et atteint Namur. Il décide d'y passer la nuit et traverse la Meuse. Il demande un lit à deux hommes qui le nourrissent et le cachent dans une grange. Il est réveillé par un homme qui lui pose un tas de questions pour l'identifier, puis un second. Un troisième, qui lui propose de l'aide pour rentrer en Angleterre, revient vers 22 heures et l'emmène à Namur et lui trouve un refuge. Son évasion est alors organisée. Le 17 septembre, il est conduit dans un monastère de Carmélites au 15 rue de Montaigne (Il s'agit de l'actuelle Chapelle N.-D. du Mont Carmel, de 1937, à la rue de la Montagne, dans l'ancien couvent des Carmes arrivés en 1928, et occupé en 1947 par l'Ecole artisanale fondée en 1941 dans l'ancien Institut St-Georges à Salzinnes. L'école artisanale est devenue IATA ou Institut des Arts et Techniques Artisanales). Il rencontre l'abbé et des moines qui lui promettent de l'aide et lui donnent un lit. L'abbé en personne part en vélo et téléphone à Mr AMIEL d'Andenne qui vient le voir. Randle lui donne un disque d'identité, son compas, ses pillules de survie et son argent. Après deux jours et demi, il le rassure et une femme anglaise vient lui donner des vêtements et l'emmène dans un café à Namur. Un autre guide le conduit alors chez les DAVREUX, qui le gardent quelques jours. La veille de son départ à bruxelles, il va dans une autre maison. Le 23 septembre, il est pris en charge à Bruxelles par Elsie MARECHAL et il demeure chez ses parents (il leur remet 700 FB de sa trousse) à Schaerbeek. Le Sgt Mounts (fiche A061) y est déjà. Ils partent ensemble à Paris avec comme guide un Jean, employé de banque, et le fils d'un comte (Jean de BLOMMAERT et Georges d'OULTREMONT fiche B028). Ils y restent chez "Mr MORELL(E), le père de DIDI et ELVIRE" (Frédéric DE JONGH). Le 03 octobre, il prend le train vers Bayonne avec Prévôt (fiche A064), Pipkin (fiche A063), Frankowski (fiche A062) et Frédéric DE JONGH. "Dédée" et une jeune fille (Jeanine DE GREEF) les rejoignent à Bayonne. Après avoir traversé les Pyrénées, il ira dormir deux nuits au Seamen's Mission de Bilbao, tandis que Mounts reste à San Sebastian. Randle ajoute une remarque à son rapport : Deux personnes (un homme et une femme) furent abattues à Bruxelles, juste avant qu'ils n'y arrivent, pour avoir hébergé trois aviateurs britanniques. Eles furent dénoncées par une femme belge, dont la maison fut ensuite brûlée. Il a aussi entendu dire qu'un aviateur était mort à Bruxelles et avait été enterré dans des caves, qui furent scellées. "Bill" Ramble a écrit un livre au sujet de son évasion : « Kondor», publié en Angleterre en 1999. Sa biographie ("Blue Skies and Dark Nights") publiée en 2002 en parle également. Ramble, légèrement blessé aux yeux et aux mains, se dirigea d’abord vers la côte belge, dans le but d’y voler un bateau et de gagner l’Angleterre. Quelque part en Flandre, toujours revêtu de sa combinaison de la RAF, il contacta des gens qui lui donnèrent des vêtements civils et l’équivalent de 90 livres sterling en lui recommandant de changer de cap et de se diriger plutôt vers le sud et la Méditerranée. Poursuivant sa route, d’abord en train jusqu’à Namur, il finit par contacter dans les Ardennes des résistants membres de Comète. Il passa ainsi une dizaine de jours dans un "monastère" de Carmélites (Couvent des Carmes à ?). On lui donna d’autres vêtements et des faux papiers le faisant passer pour un représentant de commerce flamand travaillant dans la céramique sanitaire. Sous ce déguisement, il atteignit Bruxelles où il renoua compagnie avec son mitrailleur Robert Frost (fiche A065) et Dal Mounts (fiche A061), un pilote américain attaché à la Royal Canadian Air Force, qui était à bord du BJ877 en tant que passager lors de la mission. Ramble fait mention de Madame DAVREUX et ses deux filles, chez lesquelles il logea pendant quatre jours avant d’être pris en charge par Andrée DE JONGH, qui l’emmena vers l’Espagne avec Mounts, Frankowski (fiche A062) et d’autres. Randle quitte Gibraltar le 24 octobre pour atteindre Portreath le 25 ; il fut ultérieurement instructeur de vol sur Wellington, vola ensuite sur des Mosquitos, finissant la guerre dans le 692 Squadron. |

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